Aides cumulables avec PTZ : lesquelles sont éligibles ?

138 000 euros. C’est la somme que certains acheteurs peuvent réunir pour leur projet immobilier en combinant PTZ et éco-PTZ, à condition de respecter une série de critères. Une règle fiscale bloque toutefois la fusion de certains dispositifs, notamment l’association directe du PTZ avec des aides locales ou nationales spécifiques, sauf exceptions introduites par la loi de finances 2024.

En 2025, la possibilité de combiner ces aides dépendra toujours de la nature des travaux, du montant de l’emprunt principal et du respect des plafonds de revenus. La liste des projets éligibles s’adapte, imposant de nouvelles exigences en matière d’efficacité énergétique.

PTZ et éco-PTZ : quelles différences et quels objectifs en 2025 ?

Le prêt à taux zéro (PTZ) et l’éco-PTZ avancent un but commun : faciliter l’accès à la propriété et encourager la rénovation énergétique. Pourtant, ces deux leviers ne s’adressent pas tout à fait aux mêmes projets. Le PTZ cible l’achat d’une résidence principale, qu’il s’agisse d’un bien neuf ou ancien avec travaux, selon une carte des zones bien précise. Avec lui, on finance un projet immobilier sans payer d’intérêts, sous réserve de ne pas dépasser un plafond de ressources et selon la localisation.

De l’autre côté, l’éco-PTZ s’adresse aux propriétaires qui veulent transformer leur logement grâce à des travaux de rénovation énergétique. Isolation, changement du système de chauffage, amélioration de la performance énergétique : la liste des chantiers recevables se précise d’année en année, avec une priorité donnée à la baisse des consommations. Le montant maximal grimpe jusqu’à 50 000 euros, parfois cumulable avec le PTZ.

Le PTZ s’adresse avant tout à ceux qui veulent acheter, l’éco-PTZ à ceux qui souhaitent rénover ce qui existe déjà. En 2025, l’accent est mis sur la rénovation globale. Dans les agences, les banques examinent chaque dossier à la loupe : montant maximal PTZ, coût global du projet, part des travaux dans l’opération… Ceux qui visent l’achat dans l’ancien avec travaux doivent montrer que la rénovation va réellement faire progresser la note énergétique du logement, condition indispensable pour décrocher un double financement.

Voici ce qui différencie les deux dispositifs :

  • Le PTZ concerne l’acquisition d’un logement neuf ou ancien avec travaux, sous conditions de revenus.
  • L’éco-PTZ finance les travaux de rénovation énergétique, sans exigence sur les ressources des demandeurs.
  • Le montant maximal du PTZ peut atteindre 100 000 euros, selon la zone et la nature du projet.
  • L’éco-PTZ, pour sa part, va jusqu’à 50 000 euros pour les rénovations globales.

Le cumul est-il possible entre PTZ et éco-PTZ ? Ce que dit la réglementation

La question revient sans cesse chez ceux qui montent un projet immobilier : peut-on vraiment additionner PTZ et éco-PTZ ? La réglementation le permet, sous réserve de respecter des règles précises. Le prêt à taux zéro cible l’achat ou la rénovation lourde d’une résidence principale, tandis que l’éco-PTZ finance les travaux de rénovation énergétique dans le même logement, qu’il soit neuf ou ancien.

Il n’existe aucune incompatibilité réglementaire directe entre ces deux aides. Résultat : le zéro PTZ se combine avec l’éco-PTZ travaux, à condition que chaque prêt finance un aspect distinct du projet, acquisition d’un côté, performance énergétique de l’autre. Ce montage attire tout particulièrement dans l’ancien à rénover, là où le PTZ seul ne couvre pas tout le budget.

Pour respecter la règle, chaque prêt doit cibler une partie clairement identifiée du montant total de l’opération. La banque examine l’ensemble du dossier. L’emprunteur doit détailler la nature des travaux et prouver qu’il reste dans les limites réglementaires. Cette combinaison permet d’optimiser le financement des travaux de rénovation, en restant sous les plafonds définis.

Pour mieux comprendre les grands principes du cumul, voici les points à retenir :

  • Combiner les deux aides permet de financer des travaux de rénovation tout en accédant à la propriété.
  • Chaque prêt doit répondre à un usage précis : PTZ pour l’achat ou la réhabilitation, éco-PTZ pour la rénovation énergétique.
  • La réglementation impose une transparence totale sur la destination des fonds.

Critères d’éligibilité et conditions à remplir pour bénéficier des deux aides

Bénéficier à la fois du prêt à taux zéro et de l’éco-PTZ suppose de bien maîtriser les critères de chaque dispositif. Chacun vise un public distinct, avec des conditions bien à lui. Le PTZ s’applique uniquement pour l’achat ou la réhabilitation d’une résidence principale. C’est la localisation du logement, zone A, B1, B2 ou C, qui influence le montant maximal. Seuls les foyers dont les revenus ne dépassent pas un certain seuil peuvent y prétendre, ces limites variant selon la composition du ménage et la zone géographique.

L’éco-PTZ concerne les propriétaires occupants ou bailleurs d’un logement construit depuis plus de deux ans. Ce crédit finance exclusivement des travaux de rénovation énergétique : isolation, chauffage performant, eau chaude sanitaire, recours à une source d’énergie renouvelable. Les travaux doivent figurer sur une liste officielle et être réalisés par une entreprise RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).

Voici les conditions à réunir pour bénéficier du cumul :

  • Le bien doit servir de résidence principale à l’emprunteur.
  • Les travaux réalisés doivent permettre une amélioration nette de la performance énergétique du logement.
  • Le coût total du projet doit être justifié, avec un partage clair entre achat et rénovation énergétique.

Les dossiers sont minutieusement vérifiés : revenus, nature exacte des travaux, cohérence du budget. Les banques, en lien avec l’État, exigent une traçabilité stricte, notamment sur la nature des travaux et le respect des critères. Sans cela, pas de financement croisé possible.

En un mot : réunir PTZ et éco-PTZ, c’est répondre à une équation exigeante, mais qui ouvre la porte à des projets immobiliers plus ambitieux et plus responsables. À la clé, une génération d’acheteurs qui conjugue accession et transition énergétique, sans compromis sur la qualité ni sur la transparence.