Pour la première fois en 19 mois, le prix moyen des propriétés à la vente en Grande Bretagne est en hausse de 2%. Mais cette hausse cache un problème qui, loin de se résorber seul, peut provoquer une deuxième crise. D’après l’agence Bloomberg, le nombre de millionnaires en Grande-Bretagne a été divisé par deux pour tomber à 242 000 (contre 489 000 il y a un an) à cause de la baisse des prix de l’immobilier.
D’après Graham Beale, cette hausse soudaine ne vient pas d’une reprise du marché immobilier en Grande Bretagne mais simplement d’une raréfaction des biens à la vente. La baisse des prix incite en effet les propriétaires désireux de vendre à reporter leur transaction en attendant des circonstances plus favorables. Il en résulte que le nombre de biens sur le marché (le volume du parc disponible à la vente) a constamment baissé depuis la crise immobilière. Les biens devenant de plus en plus rares, leur prix remonte. Mais le volume des transactions reste au plus bas.
La crise financière a provoqué un éclatement de la bulle immobilière en Grande Bretagne en frappant durement les marchés de l’emploi (chômage très fort) et de la finance (peu de prêts bancaires accordés aux particuliers). Le problème est maintenant que si le marché repart, les nombreuses mises en ventes, assorties d’une augmentation rapide des taux d’intérêts, mèneraient encore à une baisse des prix. La situation semble donc bloquée jusqu’à nouvel ordre… Et on pourrait vivre un deuxième choc immobilier en Grande Bretagne.
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