Faible réduction des taux en crédit immobilier – La baisse des taux de crédit immobilier poursuit son cours, après son début timide pendant le troisième trimestre 2008, ce phénomène tend actuellement à se pérenniser. Selon les statistiques fournies au début de ce mois de mai, la chute des taux dans l’immobilier reste encore de mise pendant les premiers mois de 2010. Malgré cette lente diminution des taux, force est de constater que la ruée vers l’immobilier n’a pas eu lieu. Ce manque d’enthousiasme provient surtout de la dégradation du profil de l’acheteur affaiblie, notamment par la précarité de l’emploi et la faiblesse du revenu.
Pour une relance du marché
Tous les secteurs tentent de se soustraire de la crise en mettant des dispositifs destinés à la relance du marché. L’immobilier n’est pas laissé en reste avec notamment sa politique de réduction des taux d’emprunt. Le résultat de cette mesure apparaît clairement avec un recul de 167 points des taux de crédits immobiliers destinés au particulier en une période de deux ans entre le deuxième semestre 2008 et le premier trimestre 2010.
En matière de pourcentage, la moyenne des taux pratiqués, mise à part le coût de l’assurance et les différentes mesures de sécurité, n’ont pas dépassé l’ordre des 3,48% contre une moyenne frôlant les 4% à la fin de l’année 2009. Ce chiffre provient de la moyenne de 3,56% enregistrée dans le neuf, et des 3,43% au niveau des taux du crédit dans les biens immobiliers anciens. Avec ces taux plus attractifs, les experts tentent de relancer le marché de l’immobilier qui s’avère encore particulièrement difficile.
Baisse des taux du crédit immobilier, une solution peu performante
La baisse des taux du crédit immobilier a certes permis une reprise progressive de l’achat immobilier, le marché reste toutefois très fragile et son amélioration reste relativement peu probante. Cette faible participation dans des projets immobiliers s’explique par la hausse inquiétante du chômage, entraînant la baisse les demandes de crédits immobiliers. Par ailleurs, face à la situation actuelle, les investisseurs craignent la chute du prix de revente d’un bien immobilier. En dépit des efforts réalisés par les spécialistes du secteur, la faiblesse du pouvoir d’achat et la crise économique a entraîné une réduction importante du prix à la revente. La moyenne de cette baisse de prix est environ de 13% dans tout le pays.
En pratique, cette solution se montre insuffisante dans la mesure où elle n’arrive pas à pallier la flambée du prix de revient relatif à un projet d’accession à la propriété. Puisque le prêt immobilier s’effectue sur le long terme, le système actuel n’offre pas assez de garantie pour que le ménage puisse investir en toute sérénité en étant écarté de tout problème d’endettement.


