- Un risque imputé aux mesures gouvernementales
- Les programmes de relance fragilisent le marché
- Une situation qui peut être redressée
Immobilier commercial : le nouveau danger des banques ! A la différence de l’immobilier concernant les particuliers qui a été assaini par la crise des subprimes de 2008 ainsi que la crise mondiale qui s’en est suivie, l’immobilier commercial est le nouveau risque qui pourra bientôt faire chuter les banques. C’est la banque des règlements internationaux (BRI) qui émet l’avertissement.
Un risque imputé aux mesures gouvernementales
La Banque des règlements internationaux, ou Bank for International Settlements, qui réunit les banques centrales de plusieurs pays et basée dans la ville suisse de Bâle, a émis un avertissement aux gouvernements du monde entier concernant le risque d’une nouvelle crise si des mesures ne sont pas prises. Selon la BRI, la menace qui pèse sur l’immobilier commercial, c’est-à-dire les biens immobiliers affectés à l’usage professionnel, est très important, non seulement aux Etat-Unis où les inquiétudes sont les plus vives, mais dans les pays où les gouvernements ont largement participé à la relance de l’économie.
Les programmes de relance fragilisent le marché
Dans son rapport annuel publié le 28 juin 2010, la BRI dénonce les sommes colossales allouées aux entreprises afin de relancer au plus vite la consommation et ainsi assurer un retour à la croissance. Ces aides rendraient en effet les sociétés bénéficiaires très exposées aux dettes qu’ils ne pourront pas forcément assumer. Ces fonds volatiles empruntés aux entreprises seront la source probable d’une prochaine crise. Aux Etats-Unis, d’où est déjà venue la crise des subprimes, la valeur des biens immobiliers commerciaux a déjà perdu plus du tiers de leur valeur par rapport au plus haut point. Les prêts impayés de ce même secteur immobilier se chiffrent aujourd’hui à 8% aux Etats-Unis.
Une situation qui peut être redressée
Bien qu’alarmiste, la BRI a émit des recommandations pour éviter toute nouvelle crise financière résultant d’une explosion des actifs toxiques liés aux sommes empruntés par les entreprises dans le cadre de leur relance. Le trop bas taux d’intérêt incite en effet les entreprises à prendre des risques tout en ne permettant pas la comptabilisation immédiate des pertes. La première solution est donc de relever le taux des crédits bancaires (pour les entreprises). Il faudrait également procéder à la réduction des finances publiques et baliser au mieux le système financier.


