Saint-Etienne : une ville étendue vers les anciennes mines. Au cours de son histoire, la ville de Saint-Etienne a connu des hauts et des bas qui a entraîné de fortes variations du nombre de sa population au cours des différentes périodes. Depuis 2007, une politique immobilière innovante a été engagée par les collectivités locales pour faire retrouver à la cité stéphanoise tout son attrait.
Une ancienne ville industrielle
Si l’histoire de Saint-Etienne commence dès le Moyen-âge, la ville a véritablement pris son essor lors de la révolution industrielle. La ville s’est étendue au rythme du développement des entreprises et au début du 20e siècle, Saint-Etienne enregistra une grave crise de l’immobilier à cause du manque de logements, entraînant une détérioration des infrastructures urbaines et une augmentation de l’insalubrité. Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale que d’immenses travaux de construction durent entamés pour restructurer la cité.
A la fin des années 90, la ville a enregistré une baisse considérable du nombre de la population dans le centre-ville, ce qui a fait régresser le nombre des habitants à son niveau des années 50. Selon les chiffres de l’Insee, la ville ne comptait plus que 178.000 habitants en 2007, contre un peu plus de 223.000 en 1968. Ce recul de la démographie stéphanoise est la conséquence de la baisse de l’activité industrielle et minière, dans l’exploitation du charbon des Houillères de la Loire notamment.
Un renouveau du secteur depuis 2007
En vue d’empêcher la fuite qu’enregistre la population du centre-ville stéphanois, les autorités, avec le concours de nombreux investisseurs privés, ont décidé d’investir un milliard d’euros en 2007 afin d’apporter une nouvelle image urbaine à la ville. Le projet de « renouveau stéphanois » consiste à la rénovation de deux quartiers (Tarentaize-Beaubrun- Séverine, Crêt-de-Roc) ainsi que l’exploitation et la revalorisation des terrains laissés en friche. Depuis l’an 2000, de grands immeubles HLM ont été rasés pour améliorer l’image de la ville.
En 2009, le marché a été durement éprouvé par la crise mondiale et a affiché une baisse du nombre de ventes allant jusqu’à 20%, mais les prix n’ont pas enregistré la même baisse. En 2010, le prix moyen du mètre carré d’un appartement est d’environ 1750 euros, tandis que le mètre carré d’une maison se négocie en moyenne 1900 euros. A la moitié de l’année 2010, le marché immobilier stéphanois est encore favorable à l’acheteur, mais l’Euro 2016 qui passera par le stade Geoffroy-Guichard ainsi que les nombreux projets urbains entraîneront sans doute une hausse des prix.


