Depuis quelques temps, une loi a abaissé le montant légal d’un dépot de garantie en location à un seul mois de loyer, contre trois maximum auparavant. Mais cela n’empêche pas l’entrée en location d’être un acte qui n’est pas anodin. A ce dépôt de garantie s’ajoute le premier mois de loyer à payer, et bien souvent des frais d’agence immobilière, qui s’élèvent en général à un mois de loyer hors taxes.
Mais le paiement des frais n’est pas la seule obligation à remplir par les futurs locataires. Il faut aussi signer le bail, qui peut être réalisé sur papier libre ou à partir d’un formulaire (type Bail Tissot). Une fois ce bail signé, c’est l’état des lieux d’entrée qui permettra aux locataires de recevoir leurs clefs.
C’est cet état des lieux, qui peut lui aussi être réalisé sur papier libre ou sur un formulaire dédié, qui permettra aux locataires de récupérer leur dépôt de garantie lorsqu’ils quitteront l’appartement : il sera comparé avec l’état des lieux de sortie pour lister les travaux et réfections à leur charge, qui seront alors réalisés. Sur présentation des factures correspondantes, le propriétaire du logement pourra déduire les montants correspondants de la caution avant de la rendre, dans un délai de deux mois.
Ensuite, commence pour le locataire la grande valse des ouvertures de compte et des changements d’adresse. La Poste propose un service de réexpédition de courrier afin que vous ne perdiez pas votre courrier, le temps que vos changements soient pris en compte partout. Le site gouvernemental changement d’adresse vous permet aussi de notifier tous les organismes d’état en même temps.
Lorsque vous entrez dans un appartement, pensez à vérifier l’état de votre compteur électrique et de relever les chiffres indiqués. Ce sont ceux-ci qui permettront à votre fournisseur d’énergie d’établir vos premières factures, basées sur une estimation de votre consommation. Vérifiez surtout que le compteur est en règle et que les anciens locataires ne l’ont pas « déplombé » pour en modifier la consommation relevée. Si c’est le cas, signalez-le immédiatement. Si vous le ne faites pas, vous vous exposez, plus tard (par exemple au relevé annuel des compteurs), à une forte amende et à un rappel – sur 3 ans – à payer sur votre consommation.


