Quasiment ignoré du grand public, le diagnostic radon l’est également pour une proportion non négligeable d’entrepreneurs. Facultatif dans la majorité des cas, le diagnostic radon consiste à mesurer le niveau de contamination du bâtiment par ce gaz rare néfaste à la santé à forte concentration. Le cas échéant, l’expert qui entreprend le diagnostic suggèrera des travaux pour baisser le taux de contamination au radon.
Les dangers du radon
Posant des problèmes de santé dans certains pays, le problème de la contamination au radon a interpellé l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui a émis des recommandations afin de préserver au mieux la santé de chaque individu. Le radon est un gaz rare de symbole chimique Rn, et qui a la particularité de détenir des propriétés radioactives. En se désintégrant, le radon libère des particules alpha qui peuvent être inhalées et porter atteinte à la structure de l’ADN. Présent partout dans l’atmosphère, le radon est inoffensif à très faible concentration, mais il pose des problèmes respiratoires dès lors que le taux dépasse 400 becquerels par mètre cube. Son inhalation peut en effet être à l’origine du cancer des voies respiratoires.
D’après les recherches menées par les spécialistes de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), le radon est présent dans le sol et notamment les sols granitiques, uranifères et volcaniques. La proximité d’une ancienne mine d’uranium ou une ancienne région volcanique présente des risques accrus. Sans une bonne isolation du sol et une bonne aération de l’habitation, la présence du radon peut être néfaste. Procéder à un diagnostic radon est de ce fait une valeur ajoutée non négligeable pour un logement destiné à la location ou à la vente.
Les avantages du diagnostic radon
La législation en vigueur actuellement, stipulée par l’arrêté du 22 juillet 2004, impose à des zones géographiques spécifiques et aux lieux ouverts au public, dont les établissements d’enseignement, les établissements sanitaires, les établissements thermaux ainsi que les établissements pénitenciers, d’effectuer un diagnostic radon pour prévenir tout risque de santé publique liée à la désintégration de cet élément radioactif. Pour les autres types de construction, le diagnostic est facultatif, mais il convient de l’effectuer dans le cas où l’aération et les émanations du sol posent un doute.
En premier lieu, il convient de mieux ventiler le logement, bien aérer les soubassements ou encore ouvrir régulièrement les ouvertures comme les portes ou les fenêtres. Si, après ces actions simples, le taux de radon dépasse toujours 400 Bq par mètre cube, il convient de procéder à des travaux qui améliorent l’étanchéité entre le bâtiment et le sous-sol, l’aération des locaux ou encore poser un système de mise en dépression du sol qui évacue l’air du soubassement vers le grand air. Il est à signaler que seuls les experts habilités par l’ASN peuvent procéder à la mesure du radon, la particule étant difficilement détectable.


