Viabiliser un terrain : ce qu’il faut savoir. Lorsqu’on achète un terrain constructible, il nous arrive parfois de nous orienter vers un bien à faible prix, mais dont la viabilisation n’a pas été effectuée. Pour des raisons financières ou à la suite d’un coup de cœur, l’achat d’un tel type de terrain nécessite, avant la construction d’une maison, l’apport du confort nécessaire, c’est-à-dire l’électricité, le gaz, la ligne téléphonique, et même la voirie.
Vérifier la faisabilité des futurs travaux
Avant tout achat de terrain, il est primordial de vérifier au niveau de la commune un certificat d’urbanisme préopérationnel. En effet, succomber au charme d’un paysage ou d’un prix particulièrement avantageux présente des risques si vous ne procédez pas à l’analyse préalable du terrain, c’est-à-dire contrôler si ce dernier peut être viabilisé. Si la commune est tenue à un plan d’urbanisme contraignant, il est possible que vous ne puissiez pas effectuer les travaux nécessaires pour brancher votre future maison au réseau électrique public, se brancher au gaz ou même se brancher au réseau d’assainissement.
Après vous être assuré que le terrain est « correctement » constructible, il sera temps de déterminer la somme des travaux à accomplir avant d’effectuer toutes les démarches nécessaires. Procédez en premier lieu par déterminer la distance entre l’emplacement de votre future maison et les différents réseaux qui desservent les alentours (eau, électricité, gaz, téléphone, canalisations …). En ce qui concerne l’électricité, il y a une alternative à l’EDF grâce à l’implantation de panneaux solaires, mais en ce qui concerne l’eau et le gaz, il est primordial de se raccorder à un réseau, privé ou public.
Les démarches
Chaque société possède des personnes ressources auprès desquelles vous pourrez demander toutes les informations. Mais avant tout aménagement, il est préférable de demander un permis de construire qui précisera notamment le plan de masse et les caractéristiques de la future construction. Vous présenterez ce permis de construire à toutes les étapes de la viabilisation. Pour l’adduction d’eau, il faudra effectuer une demande préalable auprès de la commune en remplissant un formulaire. Après obtention de l’autorisation, vous contacterez le gestionnaire du réseau des eaux qui enverra un technicien faire un devis, dont le montant est fonction de l’éloignement de votre terrain au point de raccordement (environ 150 euros par mètre).
Pour bénéficier des services d’EDF, c’est au niveau de l’ERDF (Électricité Réseau Distribution France) qu’il faudra vous adresser. Si le point de raccordement est inférieur à une distance de 30 m, le coût tourne généralement autour de 1000 euros, mais la facture peut rapidement grimper si le futur logement est éloigné. Pour l’acheminement des eaux usées, la démarche est à peu près similaire à l’adduction d’eau. Le coût est d’environ de 1500 euros par mètre de travaux. Il faut savoir que les travaux effectués sur la voie publique sont à la charge des pouvoirs publics. Le choix de l’emplacement du terrain est donc primordial pour éviter que la facture finale ne s’envole pas.
Voir aussi : http://www.logement.gouv.fr/article.php3?id_article=3588


